Parce qu'un tableau raté se joue quatre décisions plus tôt qu'on ne le croit : au moment où l'on choisit l'image, au moment où l'on décide où tombe le bord de la feuille, au moment où l'on écrit ce qu'on garde, et au moment où l'on regarde ce que l'appareil a jeté. Aucune notion nécessaire : il faut en revanche avoir des images à vous, et vous en avez des centaines.
Le même tirage, le même papier, le même pinceau. Ce qui a changé, ce sont les quatre décisions prises avant de mouiller la feuille.
Le livre numérique « Peindre d'après votre photo », à lire et à appliquer ce soir, votre téléphone posé à côté de vous.
Vous avez une boîte d'aquarelle, et vous avez surtout un téléphone plein d'images. Des vacances, une rue au soleil, un animal sur l'herbe, une table près d'une fenêtre. Vous les regardez en vous disant qu'il y a un tableau là-dedans, et vous ne savez pas lequel.
Et si vous avez essayé, vous savez de quoi je parle. Vous prenez l'image qui vous plaît le plus, vous la reportez, vous peignez tout ce qu'elle contient. À la fin, le tableau est fidèle à la photo, et il est aussi sombre et aussi terne qu'elle. Vous en refaites un le dimanche suivant, avec une autre image, et ça recommence.
De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France
Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas d'avoir mieux peint. C'est d'avoir arrêté d'ouvrir une feuille blanche, et d'avoir commencé par ouvrir mes images.
Parce que devant un tirage, il y a quatre questions, et elles se posent toutes avant la première couleur. Laquelle de mes images se peint. Où tombe le bord de ma feuille sur celle-là. Ce que je garde, et ce que j'enlève. Et ce que mon appareil a jeté sans me le dire.
Et voici ce qui rend la chose utilisable : les quatre réponses s'écrivent. Elles tiennent sur une feuille, la fiche de lecture, et tant qu'elle n'est pas remplie on ne pose pas de couleur. Ce n'est pas une discipline, c'est ce qui évite de découvrir au troisième passage qu'on peignait une image qui n'avait pas de sujet.

C'est la règle qui tient tout le livre : on lit l'image avant de la peindre, et lire veut dire écrire. Un tableau qui déçoit n'est presque jamais un problème de main : c'est une image qu'on n'a pas triée, un bord qu'on n'a pas décidé, une liste qu'on n'a pas faite.
Ce regard est gratuit. Il prend dix minutes. Vous pouvez le poser ce soir sur dix de vos images, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page. Mais répondre à une des quatre questions ne suffit pas : il faut les quatre, et il faut savoir dans quel ordre les prendre.
Le tri. Laquelle de vos images se peint, et laquelle ne se peint pas. Trois questions : est-ce qu'il y a une seule chose dedans, est-ce que la lumière vient d'un côté, est-ce que je saurais dire en un mot pourquoi je l'ai prise. Trois oui, on garde ; deux oui, on met de côté ; un oui, on écarte, et on ne s'en veut pas.
La coupe. Le bord de votre feuille n'est pas le bord de votre image : un appareil a choisi ce rectangle pour vous, à l'instant, et souvent trop large. On le reprend, on marque un rectangle plus petit sur le tirage, et c'est la coupe qui donne le format de la feuille, jamais l'inverse.
La liste courte. Trois choses au maximum, écrites : la chose unique, ce qui la porte, ce qui la situe. Tout ce qui n'est pas écrit est du fond, et le fond se tait. La voiture garée, le panneau, le fil électrique, le passant flou : on les enlève, et on écrit ce qui prend leur place.

Les trois mensonges. Ce que votre appareil a jeté : l'ombre bouchée, où il ne reste rien à lire ; le blanc brûlé, où le ciel n'a plus rien dedans ; la ligne qui penche, quand l'objectif a fait fuir vos verticales. On les constate sur votre propre tirage, et on décide ce qu'on met à la place.
L'ordre compte : on trie en premier parce qu'aucune des trois passes suivantes ne rattrape une image mal choisie, et parce qu'une coupe magnifique sur une image sans sujet reste une image sans sujet.
La deuxième option demande une lecture et une soirée. La première coûte des tableaux qu'on n'ose plus montrer, et une boîte qu'on finit par ranger.

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, parce que le conseil le plus répandu, quand un tableau d'après une image déçoit, est d'acheter un produit de transfert, une application ou un appareil. C'est le conseil qui coûte le plus cher et qui règle le moins de choses.
La liste de matériel tient en cinq lignes : vos images, telles qu'elles sont dans votre téléphone ; un crayon ordinaire et une gomme ; votre papier ; une règle ; et une boîte de carton dont vous découperez deux équerres. Le grain de votre papier est celui que vous avez, et rien dans ce livre ne vous demande d'en changer : ce qui se décide ici se décide avant que l'eau touche la feuille.
Un tirage papier aide, il n'est pas obligatoire, et le livre dit à chaque exercice ce que fait celle qui n'a pas d'imprimante. Aucune couleur à acheter, aucune application à installer, aucun accessoire.
Le livre est écrit pour l'aquarelle, et les quatre passes valent aussi pour la gouache et pour l'acrylique diluée : ce sont trois médiums à l'eau, et une image se lit de la même façon pour les trois. Ce qui change d'un médium à l'autre, c'est ce qui couvre et ce qui laisse passer, autrement dit l'opacité, et cela ne compte ici qu'à un seul endroit, celui où vous décidez quels blancs vous gardez. Il n'est pas écrit pour la peinture à l'huile.
C'est pour vous si vous débutez, ou vous reprenez après des années. Aucune notion n'est nécessaire : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance. Vous avez déjà des images à vous, et vous voulez savoir laquelle peindre et ce qu'il faut en garder.
Ce que ce livre n'est pas. Il ne fabrique pas une couleur : un autre livre de la collection s'en charge. Il n'apprend pas à juger si un tableau est éteint ou plat, ni à travailler ce qu'on appelle les valeurs : c'est un autre livre de la collection qui les enseigne, sous ce nom, et le promettre ici serait vous vendre deux fois la même leçon. Il ne dit pas quand poser le pinceau. Et il ne peint pas à votre place : il s'arrête à la première couleur, et il le dit dès la troisième leçon.
« Mes photos sont des photos de téléphone, elles ne valent rien. » Ce sont exactement celles que ce livre travaille. Il n'y a pas une seule leçon qui demande un appareil, un objectif ou un réglage. Les trois lectures complètes de la fin sont faites sur des images ordinaires, prises à main levée.
« Je n'ai pas d'imprimante. » Un tirage papier aide, il n'est pas obligatoire. Marquer un rectangle, poser une règle le long d'une verticale : les gestes qui demandent du papier se font contre l'écran, et le carnet le dit là où cela compte. Un seul exercice a vraiment besoin des deux, celui qui compare la même image à l'écran et sur le papier, et il est écrit en clair au lieu de faire semblant.
« Je ne sais pas dessiner. » La partie du report se fait au crayon, sans construire : on pose quatre ou cinq grandes formes, très légèrement, et on s'arrête. Agrandir et décalquer sont des gestes de report, pas des gestes de dessin, et le livre les donne tous les deux.
« J'ai déjà tout essayé, ça ne marchera pas. » Vous avez tout essayé en même temps : une autre image, un autre papier, plus de temps, un report différent. Quand on change quatre choses à la fois, on ne sait pas laquelle comptait. Ce livre ne vous propose pas une cinquième chose à changer, il vous propose de décider les quatre dans l'ordre.
« Je n'ai pas le temps. » Les quatre passes se lisent en un quart d'heure et se posent en dix minutes sur une image que vous avez déjà. Le reste, vous l'ouvrirez au moment où vous en aurez besoin, passe par passe.
« J'ai peur de gâcher une belle feuille. » Tout ce que ce livre décide se décide avant que l'eau touche le papier. Vous ne risquez rien : la fiche se remplit à côté, et c'est exactement à ça qu'elle sert.
« Je ne suis pas douée, c'est tout. » Personne ne naît en sachant qu'un appareil jette le détail des ombres les plus sombres et des clairs les plus clairs. Ce n'est pas du talent, c'est une information. On ne vous l'a pas donnée, et vous avez conclu quelque chose de vous à partir d'un silence.
« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.
« Peindre d'après votre photo »
Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté de la feuille, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.
C'est le seul livre de la collection qui parte de l'image que vous avez déjà, et en français il n'existe rien d'équivalent : le sujet est enseigné ailleurs, dans d'autres langues, et pas ici.
Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : on voit les deux côtés. Chaque fois qu'une décision se prend, la planche montre le tirage et ce qui en sort, côte à côte, en pleine largeur. Il y en a soixante-deux.
Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.
Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de vos images, d'un crayon et de votre papier.
Accès 100 % numérique, immédiat. Aucun envoi postal.
Vous recevez votre accès à vie par email, dans la minute qui suit votre commande.
Lisez le livre. Sortez dix de vos images ce soir et faites le tri. Remplissez une fiche de lecture en entier. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.
Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.
Autrement dit : soit vous savez enfin quoi peindre dans vos images, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et de recopier une image de plus en entier.
P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : vous avez déjà la photo. Ce qui vous manque n'est pas un modèle, c'est une décision, et il y en a quatre. Laquelle je prends, où je coupe, ce que je garde, et ce que mon appareil a jeté. Tant que ces quatre lignes ne sont pas écrites, on peint au hasard, et le tableau ressemble à l'image sans en valoir la peine.
P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, sortir dix de vos images et remplir votre première fiche avant d'avoir touché à votre boîte.