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The Paint Method

Comment savoir ce qui manque à un tableau plat, en une minute, avec le téléphone que vous avez déjà.

Parce qu'un tableau qui reste terne ne manque presque jamais de couleurs : il manque de sombre et de clair, et vos yeux ne peuvent pas le voir, parce que la couleur vous ment. Deux photos, passées en noir et blanc, posées côte à côte, et vous le voyez en une minute. Aucune notion nécessaire : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance. Il faut en revanche avoir déjà peint un tableau, sec, à poser devant vous.

À gauche un tableau où tout se ressemble, à droite le même sujet où le sombre et le clair se détachent

Les mêmes couleurs, le même papier, le même sujet. Ce qui a changé, c'est l'écart entre le plus sombre et le plus clair.

Le livre numérique « Pourquoi votre tableau reste plat », à lire et à appliquer ce soir, un de vos tableaux posé à côté de vous.

Continuez à lire si vous en avez assez de remettre de la couleur sur un tableau qui reste éteint :

  • Pourquoi votre tableau ne manque pas de couleurs, et pourquoi on vous envoie toujours en rajouter, c'est-à-dire à l'endroit où il n'y a rien à corriger.
  • La paire de photos et la bascule : le geste d'une minute qui enlève la couleur de l'image pour vous laisser voir ce qu'elle vous cachait.
  • Les trois endroits à regarder, et seulement trois : le point le plus sombre, le point le plus clair, et la grande zone du milieu que personne ne regarde.
  • Pourquoi vous n'en corrigez qu'un seul, le plus grand, et pourquoi corriger les trois d'un coup refabrique exactement le tableau que vous vouliez éviter.
  • Ce que votre boîte perd de sombre en séchant, mesuré sur votre matériel à vous, avant toute conclusion sur votre matériel.
  • Comment savoir, une fois la correction faite, si elle a servi ou si elle n'a rien changé : la question se tranche sur une nouvelle paire, pas sur une impression.

Chère lectrice,

Vous avez une pile de tableaux finis. Vous les avez terminés, vous ne les avez pas ratés, et pourtant vous ne les montrez pas. Vous les regardez et vous vous dites que ça manque de lumière, sans savoir dire ce qui manque exactement.

Alors vous faites la seule chose qu'on vous a apprise : vous remettez de la couleur. Vous ravivez un bleu, vous poussez un rouge, vous repassez dessus et c'est pire. Le tableau devient plus lourd sans devenir plus vivant, et au bout de trois passages il est fade ET sale.

De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France

Ce n'est pas votre œil qui est mauvais, c'est la couleur qui vous ment

Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas une meilleure boîte. C'est d'avoir arrêté de regarder mon tableau, et d'avoir commencé à le mesurer.

Un tableau plat, ce n'est pas un tableau sans couleurs. C'est un tableau où tout est au même niveau : le plus sombre n'est pas assez sombre, le plus clair n'est plus du papier nu, et entre les deux, une grande zone occupe la moitié de la feuille sans que rien ne s'y distingue. Tant que la couleur est là, vous ne le voyez pas. Elle est belle, elle vous occupe l'œil, et elle vous cache que tout se ressemble.

Un bleu et un rouge côte à côte, très différents en couleur, exactement au même niveau de clarté
Un bleu et un rouge qui n'ont rien à voir, et un seul et même niveau. Enlevez la couleur, les deux taches deviennent impossibles à distinguer.

Le geste tient en une minute et vous n'avez rien à installer : vous photographiez votre tableau et l'image dont il vient, au même moment et dans la même lumière, puis vous passez les deux en noir et blanc sur votre téléphone. C'est ce que ce livre appelle la paire de photos et la bascule.

Et là, vous ne regardez que trois endroits. Le point noir, l'endroit le plus sombre. Le point blanc, l'endroit le plus clair, qui en aquarelle est presque toujours du papier laissé nu. Et le gros milieu, la grande zone intermédiaire que personne ne regarde jamais.

Trois endroits, trois comparaisons, et une seule chose à corriger : le plus grand des trois écarts. Ce regard est gratuit. Vous pouvez le poser ce soir sur un de vos tableaux, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page. Mais savoir qu'il manque du sombre ne dit pas encore où le prendre, ni combien en poser, ni comment vérifier ensuite que vous ne vous êtes pas menti.

Trois endroits, et un seul écart corrigé

Le point noir. Votre plus sombre est presque toujours plus clair que celui de votre image de départ, et le noir du godet n'y change rien : il promet un sombre et rend un gris plat. Ce qui vous vole du sombre, c'est l'eau, et c'est ce que la couleur perd en séchant. Le livre vous fait mesurer cette perte au séchage sur votre boîte, avant de conclure quoi que ce soit sur votre matériel.

Le point blanc. En aquarelle, le plus clair n'est pas une couleur qu'on pose, c'est une surface qu'on garde. Le papier nu ne se rattrape presque pas, et il se décide avant la première couleur, sur un plan des blancs rempli au crayon.

Le gros milieu. Le défaut le plus fréquent et le moins visible : le sombre est là, le clair est là, et tout le reste est au même niveau. C'est là que le tableau s'aplatit, et c'est la zone que personne ne regarde.

Une aquarelle et sa photo de départ posées côte à côte, bord à bord, sous la même lumière
Deux images prises ensemble, dans la même lumière. À partir d'ici, trois endroits à regarder.

La règle qui commande tout le livre : vous corrigez un seul de ces trois écarts, le plus grand, et une seule fois. Un contrôle qui vous rend trois corrections à faire est un contrôle qui fabrique le tableau retouché dix fois.

À ce moment-là, vous avez deux options

Option n°1Continuer comme aujourd'hui : trouver le tableau fade, remettre de la couleur, le trouver plus lourd, repasser dessus, perdre le blanc du papier, ranger le tableau dans la pile, et se demander si le problème vient de la boîte.
Option n°2Apprendre une fois pour toutes à mesurer : deux photos, trois endroits, un seul écart. Vous ne devinez plus, vous constatez, et la fois suivante ça vous prend une minute.

La deuxième option demande une lecture et une soirée. La première coûte une pile de tableaux qu'on n'ose plus montrer, et une boîte qu'on finit par ranger.

Imaginez

  • Imaginez regarder un de vos tableaux et pouvoir dire, en une minute, ce qui lui manque. Pas « c'est fade » : mon plus sombre est trois crans trop clair, et c'est le seul défaut que je corrige.
  • Imaginez savoir, avant de poser une couleur, de combien elle va s'éclaircir en séchant sur votre papier, parce que vous l'avez mesuré une fois pour toutes.
  • Imaginez décider vos blancs au crayon avant la première couleur, et les retrouver intacts à la fin.
  • Imaginez corriger une seule zone, refaire la paire, et voir sur l'image que l'écart a bel et bien diminué. Ou constater qu'il n'a pas bougé, et le savoir tout de suite au lieu d'insister.

Ce que vous saurez faire en le refermant

  • Produire en une minute une paire de photos basculées de votre tableau et de votre image de départ, sans rien installer.
  • Y marquer le point noir, le point blanc et le gros milieu, et dire pour chacun si votre tableau est plus clair, plus sombre ou identique.
  • Désigner le plus grand des trois écarts, et n'en corriger qu'un.
  • Obtenir de votre boîte, telle qu'elle est, la tache la plus sombre qu'elle puisse donner, et dire combien d'eau vous mettiez de trop.
  • Annoncer, avant de poser une couleur, de combien elle va s'éclaircir en séchant sur votre papier, et le prouver sur votre fiche remplie.
  • Décider vos blancs avant la première couleur, et reconnaître le voile, quand tout le tableau monte d'un cran et que plus rien ne ressort.
  • Refaire la paire après correction et dire, sans vous mentir, si l'écart visé a diminué et si les deux autres n'ont pas empiré.
La même aquarelle photographiée deux fois, à la lumière du jour et sous une lampe jaune
Le même tableau, deux lumières : rien de comparable ici, et rien à mesurer. La paire se prend en une seule fois.

Ce que vous devez avoir, et ce qu'il ne faut surtout pas acheter

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, parce que le conseil le plus répandu, devant un tableau terne, est d'acheter de meilleures couleurs. C'est le conseil qui coûte le plus cher et qui règle le moins de choses.

La liste de matériel tient en six lignes : un tableau à vous, sec, que vous trouvez plat ; l'image dont il vient, quand elle existe ; votre boîte, telle qu'elle est, y compris une boîte d'écolier ; vos pinceaux, un gros et un petit ; votre papier, et des chutes du même papier ; et un crayon. Le grain de ces chutes doit être celui de votre feuille, sinon l'essai ne vous apprend rien sur ce qui va se passer chez vous.

S'y ajoute une seule chose, et vous l'avez déjà dans votre poche : votre téléphone. Il sert à photographier, à passer l'image en noir et blanc, et à donner l'heure quand une leçon parle de minutes. C'est le seul appareil de ce livre, aucune application n'est nommée nulle part, et la fonction qui enlève la couleur est déjà dans l'appareil.

C'est tout. Aucune couleur à acheter, aucun papier à acheter, aucun accessoire.

Pour quel matériel, et pour qui

Le livre est écrit pour l'aquarelle, et c'est elle qui commande les exemples. La mesure, elle, ne dépend d'aucun médium : elle regarde une image et pas une technique, et elle vaut telle quelle pour la gouache et pour l'acrylique. Ce qui change chez ces deux-là, et le livre le signale là où c'est utile, tient à leur opacité, c'est-à-dire à leur façon de couvrir : elles posent leur clair avec de la couleur, quand l'aquarelle le garde en papier nu. L'huile est hors de ce livre, sa technique reposant sur la superposition.

C'est pour vous si vous peignez déjà et vous finissez vos tableaux. Vous en avez une pile, vous les trouvez fades sans savoir dire pourquoi, et vous avez déjà essayé de remettre de la couleur sans que rien ne s'arrange. Aucune notion n'est nécessaire, et vous n'aurez aucun mot d'école à réviser.

Ce n'est pas pour vous si vous n'avez jamais peint : c'est le seul livre de la collection dont la première leçon demande d'avoir déjà un tableau fini sous la main, et si vous n'en avez pas, la première leçon vous en fait peindre un en vingt minutes, exprès pour avoir quelque chose à mesurer. Ce n'est pas pour vous non plus si vous cherchez un recueil de mélanges tout faits, ni un cours de composition ou de cadrage : ce livre ne traite pas ce sujet, il ne mesure que le sombre et le clair.

Les questions que vous vous posez

« Mon téléphone est vieux, il ne fera pas ça. » Il le fera. La fonction qui passe une photo en noir et blanc existe depuis des années sur tous les téléphones, et c'est la seule dont ce livre se sert. Aucune application n'est nommée, aucun réglage compliqué, rien à installer.

« Mes couleurs sont bas de gamme, c'est sûrement ça. » Peut-être, en partie. Mais avant de racheter, faites la mesure de la partie 2 : cinq couleurs posées, photographiées mouillées puis sèches, et l'écart noté. Vous saurez alors ce que VOTRE boîte perd, au lieu de le supposer. Le livre ne conclut pas à votre place.

« J'ai déjà tout essayé, ça ne marchera pas. » Vous avez tout essayé en même temps : plus de couleur, un autre pinceau, un passage de plus. Quand on change quatre choses à la fois, on ne sait pas laquelle comptait. Ce livre ne vous propose pas une treizième explication, il vous propose une mesure qui en désigne une seule.

« Je n'ai pas le temps. » Le geste entier prend une minute, et il se fait sur un tableau déjà sec. Le reste, vous l'ouvrirez au moment où vous en aurez besoin, zone par zone.

« Et si la mesure me dit quelque chose que je ne sais pas corriger ? » Elle vous envoie alors dans la partie du livre qui traite cette zone-là, et il n'y en a que trois. Le livre dit aussi, en clair, les quelques questions auxquelles cette mesure ne répond pas : elle ne fabrique pas une couleur, elle ne vous dit pas quand un tableau est fini, et elle ne sauve pas une feuille détrempée.

« Je ne suis pas douée, c'est tout. » Personne ne naît en sachant qu'un rouge et un bleu très différents peuvent tomber exactement au même niveau. Ce n'est pas du talent, c'est une information. On ne vous l'a pas donnée, et vous avez conclu quelque chose de vous à partir d'un silence.

« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.

J'ai le plaisir de vous présenter mon livre numérique :

Le livre Pourquoi votre tableau reste plat, en 3D

« Pourquoi votre tableau reste plat »

Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté de la feuille, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.

Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : aucune image en noir et blanc n'est montrée seule. Chaque bascule paraît à côté de son original en couleur, dans la même figure, parce que c'est la comparaison qui apprend quelque chose et jamais l'image seule. Il y en a soixante-cinq.

Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.

Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de votre boîte, d'un tableau à vous et de votre téléphone.

Ce que vous trouverez dedans, partie par partie

Partie 0 · La mesure qui décide
Trois leçons. On n'ouvre pas sur une feuille blanche : on ouvre sur un tableau à vous, sec, celui que vous trouvez plat. La paire de photos, la bascule, le geste entier en une minute, et ce que le noir et blanc enlève, qui est précisément ce qui vous trompait.
Partie 1 · Les trois zones, et le seul écart qu'on corrige
Six leçons. Le point noir, le point blanc, le gros milieu, la fiche remplie au crayon, et la règle qui commande tout le reste : un seul écart corrigé, le plus grand. C'est ici qu'on vous explique en clair, une fois, le mot valeurs, que vous avez sûrement déjà entendu sans que personne ne prenne la peine de vous le définir.
Partie 2 · Pourquoi votre noir n'est pas noir
Six leçons. Le noir du godet et ce qu'il donne une fois sec. L'eau, premier voleur de sombre. La mesure de votre perte au séchage, couleur par couleur, sur votre boîte. Combien de surface un sombre occupe vraiment, et pourquoi en poser trop revient à n'en poser aucun.
Partie 3 · Pourquoi votre blanc n'est pas blanc
Cinq leçons. Le papier nu est votre plus clair, et il se décide avant la première couleur. Les trois façons de récupérer un clair perdu, avec ce que chacune abîme. Le voile, quand tout le tableau monte d'un cran. Ce qu'on appelle ailleurs un glacis, une couleur posée par-dessus une couche déjà sèche, est jugé ici sur une seule question : ce qu'il coûte au clair du papier.
Partie 4 · Le gros milieu, là où le tableau s'aplatit
Six leçons. Trois gris qui se ressemblent font un tableau plat. Écarter deux zones voisines de trois crans. Où poser votre plus grand écart. Et ce que le noir et blanc ne dit pas. Ce qu'on appelle ailleurs un lavis, une couche large et très diluée, est la première cause du gros milieu : elle met toute une surface au même niveau.
Partie 5 · Se servir de la mesure avant de peindre
Six leçons. Le même geste, fait avant au lieu d'après : basculer sa référence d'abord, l'étude de trois gris en dix minutes, la photo à mi-parcours, corriger une zone sans repeindre la feuille entière, et le cas du tableau peint sans image de départ.
Partie 6 · Les trois exercices, et le contrôle
Six leçons. Trois exercices pas à pas : mesurer trois de vos tableaux finis et lire ce qui revient ; peindre un petit motif dont les trois niveaux ont été décidés avant la première couleur ; peindre le même motif deux fois, une fois sans le contrôle et une fois avec, et poser les deux paires côte à côte.
Cinq gabarits à imprimer
La fiche des trois zones, la bande de six niveaux à peindre une fois pour toutes avec votre boîte, la fiche de la perte au séchage, le plan des blancs, et la fiche de contrôle en six points. Plus un exemple de fiche déjà remplie, avec une ligne laissée vide et ce que ça déclenche.

Votre livre numérique, aujourd'hui

  • Le livre complet en PDF : 38 leçons, 7 parties, 65 planches en couleur (valeur : 47 €)
  • Les cinq gabarits à imprimer, dont la bande de six niveaux à peindre avec les couleurs de votre boîte
  • La fiche de contrôle en six points, et son exemple rempli
  • Accès à vie, à lire et relire à votre rythme, sur le support que vous voulez
47 € 17 €

Accès 100 % numérique, immédiat, et accès à vie. Aucun envoi postal.

Vous recevez votre lien par email, dans la minute qui suit votre commande.

Garantie 30 jours, sans condition

Lisez le livre. Faites la paire de photos sur un de vos tableaux, ce soir. Faites les trois exercices de la dernière partie. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.

Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.

Autrement dit : soit vous savez enfin mesurer ce qui manque à un tableau, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et d'ajouter un tableau de plus à la pile.

P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : tant que la couleur est sur l'image, vous ne pouvez pas voir ce qui manque. Enlevez-la, regardez trois endroits, et corrigez le plus grand des trois écarts. Une seule fois.

P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, faire la mesure sur un tableau que vous avez déjà, et décider ensuite.

Élise Marchand, pour The Paint Method

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