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The Paint Method

Comment mettre en couleur un dessin auquel vous tenez, sans qu'il disparaisse sous la première couche, avec la boîte que vous avez déjà.

Aucune notion de peinture nécessaire. Il faut en revanche savoir dessiner : ce livre part de vos propres dessins, il ne vous apprend pas à en faire. Quatre décisions se prennent sur le trait avant que le pinceau touche le papier : le trait qui reste, la bordure, le blanc gardé, la première couche. Tant que les quatre ne sont pas prises, on ne mouille pas la feuille.

À gauche un dessin noyé sous la couleur, à droite le même dessin dont le trait se lit encore

Le même dessin, le même papier, la même boîte. Ce qui a changé, ce sont quatre décisions écrites avant de mouiller la feuille.

Le livre numérique « Mettre en couleur quand on sait déjà dessiner », à lire et à appliquer ce soir, votre carnet ouvert à côté de vous.

Continuez à lire si vos dessins restent au crayon parce que vous n'osez pas y toucher :

  • Pourquoi ce qui vous arrête n'est pas la couleur mais le moment où elle touche votre trait, et pourquoi on vous renvoie toujours à des leçons de couleur qui ne parlent jamais de ce moment-là.
  • Les quatre décisions qui se prennent sur le dessin, avant la première couche : le trait qui reste, la bordure, le blanc gardé, la première couche. Elles tiennent sur une feuille, et cette feuille se remplit sans rien mouiller.
  • Comment séparer, sur un de vos dessins, les traits qui doivent encore se lire une fois la couleur sèche de ceux qui n'ont servi qu'à le construire, et alléger les seconds sans que le papier peluche.
  • Les trois endroits où la couleur peut s'arrêter par rapport au trait, en deçà, dessus ou au-delà, et pourquoi vous en employez déjà un sans l'avoir choisi.
  • Le contrôle en six points à passer avant de mouiller la feuille, celui qui s'arrête au premier non.
  • Ce que vous faites quand la couleur a déjà noyé le dessin : ce qui se repose, ce qui ne revient pas, et à quoi ça se reconnaît.

Chère lectrice,

Vous avez un carnet. Il y a dedans des pages que vous regardez encore longtemps après les avoir faites, et vous savez très bien lesquelles.

Et il y a le moment où l'idée d'y poser de la couleur vous arrête net. Alors, ou bien vous refermez le carnet et le dessin reste au crayon, ou bien vous mouillez la feuille et, une heure plus tard, le dessin que vous aimiez n'est plus là. Le trait a disparu, la couleur bave dans le blanc, et vous vous dites que la peinture demande autre chose que ce que vous savez faire.

De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France

Le passage se décide sur le dessin, pas dans le godet

Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas d'avoir mieux mélangé. C'est d'avoir arrêté de traiter la mise en couleur comme une histoire de couleur, et d'avoir commencé à la traiter comme une suite de décisions prises sur le trait, une par une, avant de mouiller quoi que ce soit.

Il y en a quatre, et elles sont toujours les mêmes. Le trait qui reste : lesquels de vos traits doivent encore se lire une fois la couleur sèche, et lesquels ont seulement servi à construire. La bordure : où la couleur s'arrête par rapport au trait, en deçà, dessus ou au-delà. Le blanc gardé : les endroits qui ne recevront jamais de couleur, entourés et comptés avant. La première couche : ce qu'elle porte, et ce qu'elle laisse voir.

Ces quatre lignes tiennent sur une seule feuille, la fiche de passage. Elle se remplit au crayon, à sec, sur un dessin à vous. Et c'est là que le livre est particulier : tant que la fiche n'est pas remplie, on ne mouille pas le papier.

À gauche le dessin tel quel, à droite le même après les quatre décisions
À gauche le dessin tel quel, à droite le même après les quatre décisions. Aucune couleur n'a encore été posée.

Vous pouvez essayer ce soir, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page : sortez trois de vos dessins et désignez celui que vous n'avez pas osé mettre en couleur. Ce geste est gratuit et il prend dix minutes. Mais désigner un dessin ne suffit pas : il faut les quatre décisions, et il faut les prendre dans l'ordre.

Les quatre décisions, dans cet ordre, et pas dans un autre

Le trait qui reste. Sur votre dessin, deux sortes de traits cohabitent : ceux qui tiennent la forme et ceux qui ont servi à la construire. Les seconds ne s'effacent pas, ils s'allègent, et cela se fait à la gomme avant toute couleur. C'est aussi ici que vous essayez vos crayons et vos encres sur une chute, pour savoir lesquels traverseront la couleur sans bouger.

La bordure. La couleur s'arrête quelque part par rapport au trait : visiblement avant, exactement dessus, ou franchement au-delà. Vous en employez déjà une, sans l'avoir choisie, et c'est souvent elle qui donne l'air sale. La bordure se décide forme par forme et s'écrit avant de charger le pinceau.

Le blanc gardé. Le blanc ne se rajoute pas, il se garde. Les endroits qui resteront blancs s'entourent au crayon léger et se comptent avant la première couche, sinon ils se perdent en trois minutes et ne reviennent plus.

La première couche. Elle n'est pas la couleur de l'objet : elle est plus claire, elle contient plus d'eau que vous ne croyez, et elle doit laisser un trait de crayon se lire à travers. Cela s'essaie sur une chute avant de le faire sur le dessin.

À gauche le trait se lit encore sous la couleur, à droite il a disparu
À gauche le trait se lit encore sous la couleur, à droite il a disparu. C'est la première couche qui a décidé, pas le talent.

L'ordre compte : un trait qu'on n'a pas allégé se retrouve sous toute la couleur, et il est trop tard pour y revenir une fois la feuille mouillée.

À ce moment-là, vous avez deux options

Option n°1Continuer comme aujourd'hui : garder vos meilleurs dessins au crayon parce que vous n'osez pas y toucher, et mouiller les autres en espérant que ça tienne, pour voir le trait disparaître et la couleur baver dans le blanc.
Option n°2Apprendre une fois pour toutes à prendre les quatre décisions avant de mouiller : ce qui reste, où la couleur s'arrête, ce qui reste blanc, ce que porte la première couche. Vous n'espérez plus, vous décidez, et vous l'écrivez avant de poser.

La deuxième option demande une lecture et une soirée. La première coûte un carnet entier de dessins que vous aimez et que vous n'oserez jamais mettre en couleur.

Imaginez

  • Imaginez ouvrir votre carnet à la page que vous préférez et mouiller la feuille sans avoir peur, parce que les quatre lignes sont écrites à côté de vous.
  • Imaginez regarder votre dessin une fois la couleur sèche et voir votre trait encore là, à sa place, à un mètre de distance.
  • Imaginez savoir, avant de poser, où votre couleur va s'arrêter sur chaque forme, et l'avoir écrit.
  • Imaginez reprendre un dessin que la couleur avait raté, le refaire en entier, et poser les deux feuilles côte à côte.

Ce que vous saurez faire en le refermant

  • Séparer sur un dessin à vous les traits qui doivent encore se lire une fois la couleur sèche de ceux qui ont servi à le construire, et alléger les seconds sans que le papier peluche.
  • Dire, avant de mouiller, lequel de vos crayons et laquelle de vos encres traverseront la couleur sans bouger, essai fait sur une chute.
  • Décider forme par forme si la couleur s'arrête en deçà du trait, dessus ou au-delà, et l'écrire avant de la poser.
  • Marquer les endroits qui resteront blancs, les compter, et poser une première couche qui les saute sans y revenir.
  • Obtenir une couche assez claire pour qu'un trait de crayon se lise à travers, et le prouver sur une chute avant le dessin.
  • Dire, feuille sèche et posée à un mètre, si votre trait tient encore ou s'il est noyé, et reposer ceux qui manquent.
  • Mener trois dessins entiers, un objet, un animal et une façade, du crayon jusqu'à la fin de la première couche, les quatre décisions écrites.
À gauche le dessin avec tous ses traits, à droite ceux qui tiennent seulement
À gauche le dessin avec tous ses traits, à droite ceux qui tiennent seulement. Le tri se fait au crayon, avant la couleur.

Ce que vous devez avoir, et ce qu'il ne faut surtout pas acheter

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, parce que le conseil le plus répandu, quand un dessin est noyé, est d'acheter un meilleur papier ou un meilleur pinceau. C'est le conseil qui coûte le plus cher et qui règle le moins de choses.

La liste de matériel tient en quelques lignes : trois de vos propres dessins au moins ; le crayon et la gomme dont vous vous servez déjà ; votre papier à peindre tel qu'il est, et deux feuilles différentes si vous en avez deux sortes ; des chutes de ce même papier, gardées à côté de vous ; vos couleurs, un pinceau et un godet d'eau ; un stylo à encre ou un feutre si vous en avez un ; et un mur clair pour poser une feuille et reculer d'un mètre. Le grain de la chute doit être celui de la feuille sur laquelle vous peindrez, sinon l'essai ne vous apprend rien.

C'est tout. Aucun papier à acheter, aucune couleur à acheter, aucun accessoire.

Pour quel matériel, et pour qui

Le livre est écrit pour l'aquarelle, et les quatre décisions valent de la même façon pour la gouache et pour l'acrylique diluée : ce sont trois médiums à l'eau, et le trait s'y joue au même moment. Ce qui change d'un médium à l'autre, c'est ce qui couvre et ce qui laisse passer, autrement dit l'opacité : chez la gouache et l'acrylique un clair se repose par-dessus, donc un blanc perdu se récupère, et leurs couches avalent un trait fin plus vite. Le livre le dit à chaque fois que ça compte. Il n'est pas écrit pour l'huile : la collection entière est écrite pour des peintures à l'eau.

C'est pour vous si vous dessinez déjà, même sans vous trouver douée, et que vos carnets sont remplis de pages que vous n'avez jamais mises en couleur. Aucune notion de peinture n'est nécessaire : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance. Ce que ce livre suppose acquis, c'est le dessin, et rien d'autre.

Ce n'est pas pour vous si vous ne dessinez pas et cherchez à vous en passer : ce livre part d'un dessin à vous, et il ne vous apprendra pas à en faire un. Si vous cherchez un cours de composition : ce livre n'en donne pas, il part d'un dessin que vous avez déjà composé. Si vous cherchez à travailler le sombre et le clair, ce que la collection appelle les valeurs : un autre livre les enseigne sous ce nom, et le promettre ici reviendrait à vous vendre deux fois la même leçon.

Les questions que vous vous posez

« Mes dessins ne sont pas assez bons pour être mis en couleur. » Ce livre ne juge aucun dessin. Il travaille sur le passage, pas sur la qualité du trait, et la première leçon vous fait justement sortir des dessins anciens, y compris ceux que vous trouvez ratés.

« Ma boîte n'est pas la même que la vôtre. » Rien ici ne repose sur un nom de couleur ni sur une marque. Les quatre décisions se prennent sur votre dessin, avec vos crayons et vos feuilles, et les essais se font sur une chute de votre papier.

« J'ai déjà essayé, ça bave et le trait disparaît. » Vous avez essayé en changeant tout à la fois : plus d'eau, moins d'eau, un autre pinceau, un trait plus appuyé. Quand on change quatre choses ensemble, on ne sait pas laquelle comptait. Ce livre vous fait prendre les quatre décisions séparément, et écrire chacune avant de poser.

« Je n'ai pas le temps. » La fiche de passage se remplit en dix minutes, à sec, sur un dessin déjà fait. Le reste, vous l'ouvrirez au moment où vous en aurez besoin, décision par décision.

« J'ai peur de gâcher un dessin auquel je tiens. » Vous n'y toucherez pas tant que la fiche n'est pas remplie, et chaque essai se fait sur une chute posée à côté. C'est exactement à ça qu'elle sert : voir sécher avant de poser.

« Je sais dessiner mais je ne suis pas peintre. » Vous savez faire la chose que la plupart des gens qui peignent ne savent pas faire. Ce qui vous manque n'est pas un talent, c'est une suite de décisions que personne ne vous a écrites.

« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.

J'ai le plaisir de vous présenter mon livre numérique :

Le livre Mettre en couleur quand on sait déjà dessiner, en 3D

« Mettre en couleur quand on sait déjà dessiner »

Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté du carnet, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.

Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : une image par cas. Vous devez pouvoir comparer ce que vous voyez sur votre feuille avec ce qui est sur la page, et reconnaître votre situation sans avoir à la décrire avec des mots que vous n'avez pas. Il y en a soixante-quatre.

Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.

Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de trois de vos dessins, de votre boîte et d'une chute de papier.

Ce que vous trouverez dedans, partie par partie

Partie 0 · Ce que la couleur fait à votre trait
Trois leçons. On n'ouvre pas ce livre sur une feuille blanche : on l'ouvre sur votre carnet. Vous sortez trois de vos dessins, vous désignez celui que vous n'avez pas osé, et vous prenez les quatre décisions une première fois en entier, sans mouiller la feuille.
Partie 1 · Quel trait reste, quel trait s'en va
Six leçons. Le trait porteur et le trait de chantier, reconnus sur votre propre dessin. Alléger à la gomme au lieu d'effacer. Le trait qui doit rester net. L'essai de vos crayons et de vos encres sur une chute, avant de mouiller. Et la feuille du dessin, qui n'est pas toujours celle de la couleur.
Partie 2 · Où la couleur s'arrête
Six leçons. Les trois bordures, en deçà, dessus, au-delà, posées côte à côte et comparées une fois sèches. Le débord qui n'est pas un raté. Le blanc gardé, entouré et compté avant. Et le fil sec entre deux formes qui se touchent.
Partie 3 · La première couche
Six leçons. Elle n'est pas la couleur de l'objet, elle contient plus d'eau que vous ne croyez, et elle saute les endroits marqués. C'est la partie où se posent les couches larges et très diluées, ce qu'on appelle ailleurs un lavis, et les couches transparentes superposées, ce qu'on appelle un glacis : le livre les traite par ce qu'elles font au papier, pas par leur nom. Et ce qu'on fait quand la couche a noyé le dessin.
Partie 4 · Garder le dessin lisible sous la couleur
Six leçons. Le dessin qui tient se voit à un mètre. Le trait qu'on repose après, celui qui n'a plus besoin d'être là, celui que la couleur avale. Le trait encré et ce qui change. Et le dessin trop chargé pour recevoir de la couleur.
Partie 5 · Vos dessins, un par un
Cinq leçons. Un visage, un animal, un bâtiment ou une rue, une plante. Et le dessin qui ne se met pas en couleur : il en existe, et le garder au crayon n'est pas un échec.
Partie 6 · Trois passages complets, et le contrôle
Cinq leçons. Le contrôle en six points, à passer avant de mouiller. Puis trois dessins menés pas à pas du crayon jusqu'à la fin de la première couche : un objet posé sur une table, un animal au crayon allégé, une façade au trait encré. On termine en refaisant un dessin que la couleur avait gâché, pour poser les deux feuilles côte à côte.
Cinq gabarits à imprimer
La fiche de passage avec ses quatre lignes, la fiche du trait à deux colonnes, la bande des trois bordures, la fiche des blancs gardés, et la fiche de contrôle en six points. Ils se remplissent au crayon et resservent d'un dessin à l'autre. La fiche de passage vous est donnée deux fois remplie en exemple, écrite en toutes lettres.

Votre livre numérique, aujourd'hui

  • Le livre complet en PDF : 37 leçons, 7 parties, 64 planches en couleur (valeur : 47 €)
  • Les cinq gabarits à imprimer, dont la fiche de passage qui porte les quatre décisions
  • Le contrôle en six points, et la fiche de passage donnée deux fois remplie en exemple
  • Accès à vie, à lire et relire à votre rythme, sur le support que vous voulez
47 € 17 €

Accès 100 % numérique, immédiat. Aucun envoi postal.

Vous recevez votre accès à vie par email, dans la minute qui suit votre commande.

Garantie 30 jours, sans condition

Lisez le livre. Remplissez la fiche de passage sur un de vos dessins, ce soir. Menez un des trois passages de la dernière partie jusqu'au bout. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.

Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.

Autrement dit : soit vos dessins sortent enfin du carnet, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et de laisser une page de plus au crayon.

P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : le passage se décide sur le dessin, pas dans le godet. Quatre décisions, écrites avant de mouiller la feuille : le trait qui reste, la bordure, le blanc gardé, la première couche. Tant que les quatre ne sont pas prises, poser de la couleur revient à tirer au sort.

P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, remplir la fiche sur un dessin que vous avez déjà, et décider ensuite.

Élise Marchand, pour The Paint Method

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