Aucune notion de peinture nécessaire. Il faut en revanche savoir dessiner : ce livre part de vos propres dessins, il ne vous apprend pas à en faire. Quatre décisions se prennent sur le trait avant que le pinceau touche le papier : le trait qui reste, la bordure, le blanc gardé, la première couche. Tant que les quatre ne sont pas prises, on ne mouille pas la feuille.
Le même dessin, le même papier, la même boîte. Ce qui a changé, ce sont quatre décisions écrites avant de mouiller la feuille.
Le livre numérique « Mettre en couleur quand on sait déjà dessiner », à lire et à appliquer ce soir, votre carnet ouvert à côté de vous.
Vous avez un carnet. Il y a dedans des pages que vous regardez encore longtemps après les avoir faites, et vous savez très bien lesquelles.
Et il y a le moment où l'idée d'y poser de la couleur vous arrête net. Alors, ou bien vous refermez le carnet et le dessin reste au crayon, ou bien vous mouillez la feuille et, une heure plus tard, le dessin que vous aimiez n'est plus là. Le trait a disparu, la couleur bave dans le blanc, et vous vous dites que la peinture demande autre chose que ce que vous savez faire.
De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France
Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas d'avoir mieux mélangé. C'est d'avoir arrêté de traiter la mise en couleur comme une histoire de couleur, et d'avoir commencé à la traiter comme une suite de décisions prises sur le trait, une par une, avant de mouiller quoi que ce soit.
Il y en a quatre, et elles sont toujours les mêmes. Le trait qui reste : lesquels de vos traits doivent encore se lire une fois la couleur sèche, et lesquels ont seulement servi à construire. La bordure : où la couleur s'arrête par rapport au trait, en deçà, dessus ou au-delà. Le blanc gardé : les endroits qui ne recevront jamais de couleur, entourés et comptés avant. La première couche : ce qu'elle porte, et ce qu'elle laisse voir.
Ces quatre lignes tiennent sur une seule feuille, la fiche de passage. Elle se remplit au crayon, à sec, sur un dessin à vous. Et c'est là que le livre est particulier : tant que la fiche n'est pas remplie, on ne mouille pas le papier.

Vous pouvez essayer ce soir, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page : sortez trois de vos dessins et désignez celui que vous n'avez pas osé mettre en couleur. Ce geste est gratuit et il prend dix minutes. Mais désigner un dessin ne suffit pas : il faut les quatre décisions, et il faut les prendre dans l'ordre.
Le trait qui reste. Sur votre dessin, deux sortes de traits cohabitent : ceux qui tiennent la forme et ceux qui ont servi à la construire. Les seconds ne s'effacent pas, ils s'allègent, et cela se fait à la gomme avant toute couleur. C'est aussi ici que vous essayez vos crayons et vos encres sur une chute, pour savoir lesquels traverseront la couleur sans bouger.
La bordure. La couleur s'arrête quelque part par rapport au trait : visiblement avant, exactement dessus, ou franchement au-delà. Vous en employez déjà une, sans l'avoir choisie, et c'est souvent elle qui donne l'air sale. La bordure se décide forme par forme et s'écrit avant de charger le pinceau.
Le blanc gardé. Le blanc ne se rajoute pas, il se garde. Les endroits qui resteront blancs s'entourent au crayon léger et se comptent avant la première couche, sinon ils se perdent en trois minutes et ne reviennent plus.
La première couche. Elle n'est pas la couleur de l'objet : elle est plus claire, elle contient plus d'eau que vous ne croyez, et elle doit laisser un trait de crayon se lire à travers. Cela s'essaie sur une chute avant de le faire sur le dessin.

L'ordre compte : un trait qu'on n'a pas allégé se retrouve sous toute la couleur, et il est trop tard pour y revenir une fois la feuille mouillée.
La deuxième option demande une lecture et une soirée. La première coûte un carnet entier de dessins que vous aimez et que vous n'oserez jamais mettre en couleur.

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, parce que le conseil le plus répandu, quand un dessin est noyé, est d'acheter un meilleur papier ou un meilleur pinceau. C'est le conseil qui coûte le plus cher et qui règle le moins de choses.
La liste de matériel tient en quelques lignes : trois de vos propres dessins au moins ; le crayon et la gomme dont vous vous servez déjà ; votre papier à peindre tel qu'il est, et deux feuilles différentes si vous en avez deux sortes ; des chutes de ce même papier, gardées à côté de vous ; vos couleurs, un pinceau et un godet d'eau ; un stylo à encre ou un feutre si vous en avez un ; et un mur clair pour poser une feuille et reculer d'un mètre. Le grain de la chute doit être celui de la feuille sur laquelle vous peindrez, sinon l'essai ne vous apprend rien.
C'est tout. Aucun papier à acheter, aucune couleur à acheter, aucun accessoire.
Le livre est écrit pour l'aquarelle, et les quatre décisions valent de la même façon pour la gouache et pour l'acrylique diluée : ce sont trois médiums à l'eau, et le trait s'y joue au même moment. Ce qui change d'un médium à l'autre, c'est ce qui couvre et ce qui laisse passer, autrement dit l'opacité : chez la gouache et l'acrylique un clair se repose par-dessus, donc un blanc perdu se récupère, et leurs couches avalent un trait fin plus vite. Le livre le dit à chaque fois que ça compte. Il n'est pas écrit pour l'huile : la collection entière est écrite pour des peintures à l'eau.
C'est pour vous si vous dessinez déjà, même sans vous trouver douée, et que vos carnets sont remplis de pages que vous n'avez jamais mises en couleur. Aucune notion de peinture n'est nécessaire : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance. Ce que ce livre suppose acquis, c'est le dessin, et rien d'autre.
Ce n'est pas pour vous si vous ne dessinez pas et cherchez à vous en passer : ce livre part d'un dessin à vous, et il ne vous apprendra pas à en faire un. Si vous cherchez un cours de composition : ce livre n'en donne pas, il part d'un dessin que vous avez déjà composé. Si vous cherchez à travailler le sombre et le clair, ce que la collection appelle les valeurs : un autre livre les enseigne sous ce nom, et le promettre ici reviendrait à vous vendre deux fois la même leçon.
« Mes dessins ne sont pas assez bons pour être mis en couleur. » Ce livre ne juge aucun dessin. Il travaille sur le passage, pas sur la qualité du trait, et la première leçon vous fait justement sortir des dessins anciens, y compris ceux que vous trouvez ratés.
« Ma boîte n'est pas la même que la vôtre. » Rien ici ne repose sur un nom de couleur ni sur une marque. Les quatre décisions se prennent sur votre dessin, avec vos crayons et vos feuilles, et les essais se font sur une chute de votre papier.
« J'ai déjà essayé, ça bave et le trait disparaît. » Vous avez essayé en changeant tout à la fois : plus d'eau, moins d'eau, un autre pinceau, un trait plus appuyé. Quand on change quatre choses ensemble, on ne sait pas laquelle comptait. Ce livre vous fait prendre les quatre décisions séparément, et écrire chacune avant de poser.
« Je n'ai pas le temps. » La fiche de passage se remplit en dix minutes, à sec, sur un dessin déjà fait. Le reste, vous l'ouvrirez au moment où vous en aurez besoin, décision par décision.
« J'ai peur de gâcher un dessin auquel je tiens. » Vous n'y toucherez pas tant que la fiche n'est pas remplie, et chaque essai se fait sur une chute posée à côté. C'est exactement à ça qu'elle sert : voir sécher avant de poser.
« Je sais dessiner mais je ne suis pas peintre. » Vous savez faire la chose que la plupart des gens qui peignent ne savent pas faire. Ce qui vous manque n'est pas un talent, c'est une suite de décisions que personne ne vous a écrites.
« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.
« Mettre en couleur quand on sait déjà dessiner »
Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté du carnet, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.
Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : une image par cas. Vous devez pouvoir comparer ce que vous voyez sur votre feuille avec ce qui est sur la page, et reconnaître votre situation sans avoir à la décrire avec des mots que vous n'avez pas. Il y en a soixante-quatre.
Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.
Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de trois de vos dessins, de votre boîte et d'une chute de papier.
Accès 100 % numérique, immédiat. Aucun envoi postal.
Vous recevez votre accès à vie par email, dans la minute qui suit votre commande.
Lisez le livre. Remplissez la fiche de passage sur un de vos dessins, ce soir. Menez un des trois passages de la dernière partie jusqu'au bout. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.
Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.
Autrement dit : soit vos dessins sortent enfin du carnet, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et de laisser une page de plus au crayon.
P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : le passage se décide sur le dessin, pas dans le godet. Quatre décisions, écrites avant de mouiller la feuille : le trait qui reste, la bordure, le blanc gardé, la première couche. Tant que les quatre ne sont pas prises, poser de la couleur revient à tirer au sort.
P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, remplir la fiche sur un dessin que vous avez déjà, et décider ensuite.