Parce qu'une fleur raide n'est pas une affaire de main : elle vient de l'ordre dans lequel elle a été posée. Cet ordre tient en quatre pièces, et aucune n'est un pétale. Aucune notion de peinture nécessaire : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance. Il faut seulement savoir charger un pinceau et poser une couleur, parce que ce livre commence exactement là.
La même fleur, le même papier, le même pinceau. Ce qui a changé, c'est l'ordre dans lequel les quatre pièces ont été posées.
Le livre numérique « Peindre des fleurs sans les recopier », à lire et à appliquer ce soir, une fleur posée dans un verre d'eau devant vous.
Vous avez déjà peint des fleurs. Vous avez peut-être un livre de modèles, avec des contours imprimés à remplir, et vos fleurs ressemblent à ce qu'elles sont : des contours remplis.
Elles sont propres. Elles sont raides. Les pétales font de la tôle, le vert avale tout, et dès que vous vous écartez du modèle, ça devient sale. Vous refermez la boîte en vous disant que vous n'avez pas la main, alors que ce qui vous manque tient dans un ordre que personne ne vous a donné.
De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France
Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas un meilleur pinceau. C'est d'avoir arrêté de commencer par le pétale, et d'avoir commencé par la forme d'ensemble.
Une fleur commune tient dans cinq formes : le rond, l'entonnoir, la cloche, la grappe, l'étoile. Cette forme se reconnaît à un mètre, sans compter un seul pétale, et elle se pose d'un seul tenant, au pinceau, sans trait de crayon dessous. Les pétales en sortent ensuite, en deux ou trois coups, et ils se posent dans la couleur, jamais à côté.

Et il faut le dire tout de suite, parce que le titre peut s'entendre de travers : « sans les recopier » vise les contours imprimés des livres de modèles, pas votre photographie. Ce livre vous demande au contraire d'avoir une fleur sous les yeux, vraie dans un verre d'eau ou en image, et il vous dit quoi en tirer avant de charger le pinceau. Vous n'y prenez qu'une seule chose : sa forme d'ensemble.
Ce regard est gratuit. Il prend dix minutes. Vous pouvez le poser ce soir sur une de vos fleurs sèches, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page. Mais nommer la forme ne suffit pas : il faut les quatre pièces, et il faut les poser dans l'ordre.
La masse. La forme d'ensemble de la fleur, posée d'un seul tenant, au pinceau, sans trait dessous. Elle entre par le morceau le plus large et se pousse vers les bords. Par endroits son bord s'arrête net, ailleurs il s'éteint dans le papier : c'est ce bord qui respire qui empêche une fleur d'avoir l'air découpée.
Le blanc de la fleur. Deux ou trois endroits du papier que vous décidez de ne pas toucher, écrits dans la marge avant de charger le pinceau. À l'aquarelle le blanc ne se pose pas : ce qui n'est pas touché reste blanc, et rien ne le rend après. Une fleur blanche va jusqu'au bout de cette idée, elle n'est presque pas peinte.
Le cœur. Le point le plus sombre, là où les pétales se rejoignent. Il entre pendant que la masse brille encore, et il se fond tout seul. Posé sur du sec, il fait un bord dur au milieu de la fleur, et un bord dur au milieu d'une fleur la fait ressembler à un badge collé.
Le vert tenu. Il arrive en dernier et il arrive petit. Le critère est simple à vérifier et il ne demande aucune recette : un vert plus clair que la fleur, et jamais plus vif qu'elle. Presque toutes les fleurs ratées de ce livre le sont par leur feuillage, jamais par leur fleur.

L'ordre compte : la masse d'abord, parce que le blanc se garde dedans, parce que le cœur ne peut entrer que tant qu'elle brille, et parce qu'un vert posé avant la fleur passe devant elle pour toujours.
La deuxième option demande une lecture et une soirée. La première coûte des feuilles qu'on n'ose plus montrer, et une boîte qu'on finit par ranger.

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, et je l'ai tenue jusqu'au bout : aucune leçon ne répond à un défaut par du matériel neuf.
La liste de matériel tient en six lignes : le pinceau qui porte une pointe et retient l'eau, celui dont vous vous servez déjà ; le plus petit de votre trousse, qui reste hors de portée de votre main jusqu'à la fin ; votre boîte, telle qu'elle est ; du papier qui accepte l'eau et ses chutes ; de l'eau, dans deux verres plutôt qu'un, et un chiffon ; un crayon ordinaire, qui écrit dans la marge et jamais sous la couleur. Le grain des chutes doit être celui de votre feuille, sinon l'essai ne vous apprend rien sur ce qui va se passer dessus.
Et une fleur, réelle ou en image. Une fleur de fleuriste ou ramassée au bord d'un chemin, posée dans le second verre à hauteur des yeux. Si vous n'en avez pas ce soir, le livre dit exactement quoi regarder à la place, et la suite ne change pas d'une ligne.
C'est tout. Aucune couleur à acheter, aucun papier à acheter, aucun accessoire.
Le livre est écrit pour l'aquarelle, et c'est elle qui commande tout : le blanc y est celui du papier, il se décide avant de peindre, et rien ne le rend après. Les quatre pièces valent aussi pour la gouache et pour l'acrylique passée en couches minces, qui sont deux autres médiums à l'eau. Une seule chose y change, et elle est signalée là où c'est utile : une couleur qui a de l'opacité se repose par-dessus, elle ne rend pas le blanc de la fleur, elle le remplace. La peinture à l'huile est hors de ce livre.
C'est pour vous si vous avez déjà peint quelques feuilles et que vos fleurs sortent raides. Aucune notion d'école n'est nécessaire, et vous n'avez rien à réviser. Vous voulez comprendre l'ordre dans lequel une fleur se pose, pas suivre un modèle de plus.
Ce n'est pas un recueil de modèles. Il n'y a aucun contour à décalquer, aucune planche à colorier, aucune fleur à reproduire trait pour trait.
Ce n'est pas un livre de mélange. Aucune couleur n'est nommée par son tube et aucune recette n'est donnée. Le livre dit quel vert obtenir et comment le vérifier sur une chute ; le fabriquer est le sujet entier d'un autre livre de la collection.
Ce n'est pas un livre de composition. La place d'une fleur sur la feuille n'est pas son sujet : il pose une fleur, il n'arrange pas un bouquet. De même, il ne traite pas les valeurs d'un tableau entier, le sombre et le clair mesurés d'un bout à l'autre de la feuille ; un autre livre de la collection les enseigne sous ce nom, et celui-ci ne parle du sombre qu'à l'intérieur d'une fleur.
Ce n'est pas un livre de fond ni de vase, et ce n'est pas un livre sur ce qu'on fait quand c'est raté. Il s'arrête à une fleur qui tient sur sa feuille, et il ne promet ni bouquet fini, ni tableau à encadrer, ni délai.
« Donc je n'ai pas le droit de regarder une photo de fleur ? » Si, et il le faut. « Sans les recopier » vise les contours imprimés des livres de modèles, pas votre image à vous. Le livre vous demande d'avoir une fleur sous les yeux, vraie ou en image, et il vous apprend à n'y prendre qu'une seule chose avant de charger le pinceau : sa forme d'ensemble.
« Je ne sais pas dessiner. » Tant mieux, il n'y a rien à dessiner. La forme d'ensemble entre au pinceau, pas au crayon, et le crayon de ce livre ne sert qu'à écrire dans la marge et sur les fiches.
« Ma boîte n'est pas la même que la vôtre. » C'est pour ça que rien ici ne repose sur un nom de couleur. Le livre vous donne des critères à obtenir avec la boîte que vous avez, et la façon de les vérifier sur une chute posée à côté de votre fleur sèche.
« Mes fleurs sont toujours raides, c'est ma main. » Ce n'est pas votre main. Une fleur raide vient d'un bord suivi jusqu'au bout tout autour, et d'un pétale posé à côté de la couleur au lieu d'être posé dedans. Ce sont deux gestes, et les deux se changent.
« Je n'ai pas le temps. » Une fleur entière tient dans une soirée, et les premiers essais se posent sur une chute en dix minutes. Le reste, vous l'ouvrirez pièce par pièce au moment où vous en aurez besoin.
« J'ai peur de gâcher une belle feuille. » Vous ne toucherez pas votre belle feuille. Tout ce qui s'essaie se pose sur une chute du même papier, et c'est exactement à ça qu'elle sert.
« Je ne suis pas douée, c'est tout. » Personne ne devine tout seul qu'une fleur se pose par sa forme d'ensemble et que son blanc se décide avant. Ce n'est pas du talent, c'est un ordre. On ne vous l'a pas donné, et vous avez conclu quelque chose de vous à partir d'un silence.
« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.
« Peindre des fleurs sans les recopier »
Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté de la feuille, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.
Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : une image par mécanisme. Vous devez pouvoir comparer ce que vous voyez sur votre feuille avec ce qui est sur la page, et reconnaître votre cas sans avoir à le décrire avec des mots que vous n'avez pas. Il y en a soixante-trois, toutes en couleur.
Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.
Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de votre boîte, d'une fleur et d'une chute de papier.
Accès 100 % numérique, immédiat. Aucun envoi postal.
Vous recevez votre accès à vie par email, dans la minute qui suit votre commande.
Lisez le livre. Posez une fleur ce soir, par sa forme d'ensemble, avec deux blancs écrits dans la marge. Passez le contrôle en six points sur votre feuille sèche. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.
Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.
Autrement dit : soit vos fleurs cessent d'avoir l'air découpées, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et de remplir un contour de plus.
P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : une fleur a une forme avant d'avoir des pétales. Tant qu'on commence par le pétale, on remplit un contour, et aucune couleur ne rattrape ça. La forme d'ensemble, le blanc gardé, le cœur, le vert : quatre pièces, dans cet ordre, et aucune n'est un pétale.
P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, poser une fleur dans un verre d'eau à hauteur des yeux, et décider ensuite.