Merci de prendre une minute pour lire ceci. Une couleur qui vire n'est ni un manque de talent ni un manque de matériel : deux couleurs, une chaude et une froide, suffisent à fabriquer tous vos marrons, tous vos beiges et tous vos gris. Ce qui change de l'un à l'autre, ce ne sont pas des formules à retenir, ce sont deux réglages, et vous les tenez à la main.
Les deux mêmes godets, le même papier, le même pinceau. Ce qui a changé, c'est la proportion, et rien d'autre.
Le livre numérique « Comment faire du marron (et tous vos beiges) avec deux couleurs », à lire et à appliquer ce soir, votre boîte ouverte à côté de vous.
Aucune notion n'est nécessaire pour ce qui suit : rien à réviser, aucun mot d'école à connaître à l'avance, et rien à acheter.
Vous avez une boîte d'aquarelle. Vous savez poser une couleur sur une forme. Et vous avez déjà voulu un marron.
Alors vous connaissez la suite. Vous prenez un bleu, vous prenez un rouge, vous ajoutez un jaune pour rattraper, et vous obtenez un kaki. Vous recommencez, ça fait du gris. Le lendemain, vous voulez le même beige que la veille et vous ne le retrouvez pas. Vous finissez par chercher une liste de mélanges tout faits, ou par acheter un godet de plus, en espérant que celui-là sera le bon.
De : Élise Marchand, pour The Paint Method
Lieu : une table de cuisine, quelque part en France
Ce qui a tout changé chez moi, ce n'est pas une meilleure boîte, et ce n'est pas une liste de mélanges. C'est d'avoir arrêté de chercher quelle couleur ajouter, et d'avoir commencé à régler ce que j'avais déjà.
Deux couleurs, une chaude et une froide. Si, mélangées à parts égales, elles donnent un brun et pas un vert ni un violet, elles forment ce que j'appelle un couple. Ce couple ne change plus. Tout ce qui suit se fait avec ces deux godets et rien d'autre.

Ensuite, il n'y a que deux réglages. Le curseur de la proportion : plus de chaude, ou plus de froide. Il vous donne vos marrons d'un côté, et vos gris de l'autre côté du point où le couple ne penche plus. Le curseur de l'eau : plus ou moins d'eau, donc plus ou moins de papier visible sous la couleur. Il vous donne tous vos beiges, qui ne sont rien d'autre que le même marron dilué.
Et il reste une chose, celle qu'on oublie toujours : une couleur ne vous appartient que le jour où vous savez la refaire. Trois lignes notées au moment où elle est bonne, et elle existe encore dans deux séances.
Un couple, deux curseurs, une fiche. Vous pouvez essayer le premier mélange ce soir, avant même de décider quoi que ce soit sur cette page. Mais tenir un couple ne suffit pas : il faut savoir où sont vos marrons dessus, et ça, ça se regarde sec.
Le couple. Deux godets de chez vous, une chaude et une froide, qui à parts égales donnent un brun. Si le mélange donne un vert ou un violet, la paire n'est pas un couple, et ce n'est pas votre faute : l'une des deux couleurs penche déjà vers une voisine. Ça se voit en un essai, sur une chute posée à côté.
Le curseur de la proportion. Dix mélanges qui vont d'une couleur du couple à l'autre, sur une seule bande. Tout ce que votre couple sait faire tient dedans : la zone de vos marrons, la zone de vos gris, et entre les deux le point où il ne penche plus d'aucun côté.
Le curseur de l'eau. Le même marron, plus ou moins dilué, et le fond de papier qui remonte à travers la couche. C'est là que vivent vos beiges, votre sable, votre terre. On n'éclaircit pas avec du blanc, on éclaircit avec de l'eau.

L'ordre compte : on choisit son couple en premier, une seule fois, parce que les deux curseurs ne servent à rien sur une paire qui ne donne pas de brun.
La deuxième option demande une lecture et une soirée avec votre boîte. La première coûte des godets rachetés, des mélanges perdus, et des tableaux que vous n'osez pas montrer.

Vous n'avez besoin de rien de plus que ce que vous avez déjà. C'est une règle que je me suis imposée en écrivant ce livre, parce que le conseil le plus répandu, quand un mélange rate, est d'acheter une couleur de plus. C'est le conseil qui coûte le plus cher et qui règle le moins de choses.
La liste de matériel tient en quatre lignes : votre boîte, telle qu'elle est ; un pinceau ; de l'eau, dans deux pots plutôt qu'un ; et une chute du même papier que celui sur lequel vous peignez. Le grain de cette chute doit être celui de votre feuille, sinon l'essai ne vous apprend rien sur ce qui va se passer.
C'est tout. Aucune couleur à acheter, aucun papier à acheter, aucun accessoire. Et aucune marque n'est nommée dans ce livre : les couleurs y sont désignées par ce qu'elles font, une chaude, une froide, un bleu qui tire vers le vert, un rouge qui tire vers l'orange. Vous travaillez avec votre boîte, pas avec la mienne.
Le livre est écrit pour l'aquarelle, et le couple comme les deux réglages valent de la même façon pour la gouache et pour l'acrylique diluée : ce sont trois médiums à l'eau, et une couleur s'y fabrique de la même façon. Ce qui change d'un médium à l'autre, c'est ce qui couvre et ce qui laisse passer le papier, autrement dit l'opacité, et le livre le dit à chaque fois que ça compte. Il n'est pas écrit pour l'huile, où l'on travaille par couches superposées et où une couleur ne se fabrique pas de cette façon.
C'est pour vous si vous peignez déjà avec la boîte que vous avez, vous savez poser une couleur sur une forme, et vous avez déjà essayé de faire un marron en obtenant autre chose. Vous voulez comprendre comment une couleur se fabrique, pas apprendre par cœur une liste de mélanges.
Ce que ce livre n'est pas. Ce n'est pas un cours de composition ni de cadrage : il ne traite pas ce sujet. Ce n'est pas un recueil de recettes à recopier. Et ce n'est pas un livre de diagnostic : reconnaître d'où vient un gris que vous n'aviez pas voulu, sur une feuille sèche, appartient au premier livre de la collection, et je vous le dis ici plutôt que de vous vendre une demi-réponse. Ici, le gris est une couleur que vous fabriquez exprès.
Ce n'est pas pour vous si vous mélangez déjà vos couleurs sans y penser et vous les refaites d'une séance à l'autre. Vous savez déjà l'essentiel de ce livre.
« Ma boîte n'est pas la même que la vôtre. » C'est exactement pour ça que rien dans ce livre ne repose sur un nom de couleur ni sur une marque. Vous essayez vos propres godets, et c'est votre grille qui vous dit lesquels forment un couple. Elle se remplit une fois et elle sert pour toujours.
« Mes couleurs sont bas de gamme, c'est sûrement ça. » Peut-être, en partie. Mais avant de racheter, faites le test à parts égales sur trois paires de votre boîte. Dans la plupart des cas, vous avez déjà un couple sous la main et vous ne le saviez pas.
« Je ne retrouve jamais mon mélange. » C'est la question à laquelle répond toute une partie du livre. Trois choses changent d'une séance à l'autre et ne se voient pas : l'eau que porte le pinceau, la position exacte sur le curseur de la proportion, et le godet qui s'est creusé depuis. Notées, elles cessent de vous échapper.
« J'ai déjà tout essayé, ça ne marchera pas. » Vous avez tout essayé en même temps : une couleur de plus, moins d'eau, un autre pinceau. Quand on change trois choses à la fois, on ne sait pas laquelle comptait. Ici, on ne déplace qu'un réglage à la fois, et on regarde sec.
« Je n'ai pas le temps. » Le premier test tient en dix minutes, godets en main. La bande de dix se pose en une soirée et se relit le lendemain. Le reste, vous l'ouvrirez au moment où vous en aurez besoin.
« J'ai peur de gâcher une belle feuille. » Vous ne toucherez pas votre belle feuille. Tout se joue sur une chute posée à côté, et c'est exactement à ça qu'elle sert : voir sécher avant de poser.
« Deux couleurs, ça ne peut pas suffire. » Pour vos marrons, vos beiges et vos gris, si. Pour un vert vif, un rose ou un turquoise, non, et le livre vous le montre au lieu de vous le promettre : pour ces couleurs-là, vous sortez un godet que vous avez déjà, et vous ne l'invitez jamais dans le couple.
« Et si j'ai besoin d'aide ? » Vous écrivez à contact@thepaintmethod.com. Une vraie adresse, sur cette page, avant l'achat.
« Comment faire du marron (et tous vos beiges) avec deux couleurs »
Un livre numérique au format PDF, à lire sur votre téléphone posé à côté de la feuille, sur votre ordinateur, ou imprimé si vous préférez le papier.
Il est construit autour d'une contrainte que je me suis imposée : chaque couleur est fabriquée devant vous, avec deux godets nommés par ce qu'ils font. Vous devez pouvoir comparer ce que vous voyez sur votre feuille avec ce qui est sur la page. Il y a soixante-six planches en couleur.
Chaque leçon se termine par une phrase qui commence par « En sortant de cette leçon, vous savez », et qui nomme quelque chose que vous faites, pas quelque chose que vous comprenez. C'est ce qui se vérifie.
Il est écrit dans une langue sans mot d'expert. Vous n'avez besoin de rien d'autre que de votre boîte, d'un pinceau et d'une chute de papier.
Vous avez un accès à vie au livre, à lire et à relire à votre rythme, sur le support que vous voulez.
Accès 100 % numérique, immédiat. Aucun envoi postal.
Vous le recevez par email, dans la minute qui suit votre commande.
Lisez le livre. Faites le test à parts égales sur trois paires de votre boîte, ce soir. Posez votre bande de dix et relisez-la le lendemain, sèche. Si dans les 30 jours vous estimez que ça ne vous apporte rien, écrivez à contact@thepaintmethod.com et vous êtes remboursée intégralement.
Pas de formulaire, pas de justification à fournir, pas de question. Et vous gardez le livre : je ne saurais de toute façon pas comment vous le reprendre.
Autrement dit : soit vous savez enfin fabriquer et refaire vos couleurs, soit ce livre ne vous coûte rien. Le seul risque qui reste, c'est de refermer cette page et de racheter un godet de plus.
P.S. Si vous ne devez retenir qu'une chose de cette page, retenez celle-ci : vous n'avez pas besoin d'une couleur de plus, vous avez besoin de deux couleurs qui vont ensemble et de deux réglages. Le couple se choisit une fois. La proportion vous donne vos marrons et vos gris. L'eau vous donne vos beiges. Et trois lignes notées vous rendent la couleur d'aujourd'hui la semaine prochaine.
P.P.S. Le livre est à 17 € aujourd'hui au lieu de 47 €, et il est couvert par la garantie de 30 jours. Vous pouvez le lire ce soir, faire le premier test avec la boîte que vous avez déjà, et décider ensuite.